Docteur Philippe HABERT

Vous dites 33 ? Oui, 33 ans de vie commune, de vie professionnelle intense, de collaboration étroite de tous les instants. Et 34 ans d’amitié, dernière année terrible pour lui, pour les siens, année que j’ai partagée au plus profond de moi-même.

Cher Philippe HABERT, pourquoi nous avoir laissés si tôt? Il a été beaucoup dit, déjà, sur sa vie personnelle, amicale, associative ou professionnelle.

Les éloges unanimes n’apaisent pas ma tristesse ni mon désir de lui dire le cri de mon coeur.

Sa curiosité était grande. Travailleur infatigable et toujours disponible, lisant beaucoup, sans cesse il enrichissait et approfondissait son savoir dans tous les domaines et le mettait au service de tous. Nous lui devons une grande partie de notre réussite professionnelle. A l’affût des nouveautés techniques et technologiques, il en évaluait vite la nécessité et l’impact.

Il y a 25 ans, il a proposé, le premier dans la Région, de “monter” et d’assurer le dépistage systématique de la phénylcétonurie chez le nouveau-né, premiers balbutiements du dépistage des maladies génétiques.

Depuis plus de 20 ans, il a senti, le premier dans la Région, le besoin d’une formation continue chez les biologistes et leur personnel, et l’a facilitée. Elle est toujours très bien suivie en Bourgogne et Franche-Comté, et enviée.

Depuis 20 ans, pressentant la nécessité des regroupements, il a voulu, le premier dans notre ville, que les biologistes se rencontrent et travaillent ensemble. De nombreux jeunes confères se sont ralliés à cette idée et l’ont mise en pratique.

Il y a 10 ans, il a compris l’impératif besoin “d’occuper le terrain” au sein des commissions de la Sécurité Sociale malgré nos obligations professionnelles qui nous mettent bien au-delà des 35 heures il avait envisagé nos difficultés actuelles.

Je pourrais encore énumérer bien des choses que Philippe HABERT nous a apportées, rien que dans notre profession. La majorité des médecins l’ont connu. Son “pessimisme” légendaire, dont nous nous nous gaussions souvent, était lié à son perfectionnisme, à son sérieux, à sa clairvoyance. Toutes ses décisions, toutes ses démarches étaient longuement réfléchies, étudiées dans tous leurs détails, et menées à bien.

  Famille, amis, confrères, partenaires d’associations, enrichis de ses connaissances, de sa droiture, de sa rigueur, de son intégrité morale, nous étions tous là, le 22 mars 1997, pour lui rendre ce dernier hommage et lui dire simplement « Merci ».

  Paix à toi, cher Philippe...

Dr Jean TARHOURIECH

 

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Date mise à jour : 11/09/2011